Les paroles des chansons par résumé
Vous cherchez des mots qui résonnent ?
chansons n’attendent plus que votre voix et votre sensibilité.
À l’attention des artistes et interprètes
Sociétaire de la Sacem, je vous ouvre les portes de mon univers. Cette collection réunit l’ensemble de mes textes de chansons, disponibles pour être découverts et, qui sait, peut-être un jour interprétés par votre voix.
Vous recherchez la sensibilité, l’émotion pure qui touche au cœur, l’humour qui fait sourire, le coup de gueule qui libère, l’épopée qui raconte une histoire plus grande que nature. Des mots ciselés, prêts à prendre vie à travers votre interprétation.
Ces textes sont le fruit d’un travail protégé, mais je reste ouvert à toute collaboration artistique sincère. Ensemble, nous pourrions même envisager des adaptations sur mesure pour qu’ils épousent parfaitement votre style.
Toutes mes chansons en quelques lignes
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Un violon qui ne joue pas sous les étoiles, mais qui les fait naître. J'ai voulu renverser l'idée habituelle : ce n'est pas le ciel qui inspire la musique, c'est l'archet qui invente sa propre constellation. Une métaphore de ce que c'est, créer, seul, dans le silence d'avant la nuit.

Une chanson entièrement construite en onomatopées, hommage au scat jazz et à Scatman John. J'ai voulu que le son remplace les mots, que seuls le rythme et l'émotion brute portent la chanson, sans aucun sens à décoder.

Une apparition en pleine mer, un navire qu'on ne devrait plus voir voguer, avec à son bord un équipage resté figé hors du temps. J'ai voulu écrire une légende de marin, pas un conte lu dans un livre. Certaines visions ne quittent jamais ceux qui les ont vues.

Un secouriste au Bataclan, dans le silence après l'horreur, quand les téléphones des victimes se mettent à sonner un par un. Ce n'est pas un hommage héroïque, c'est le poids d'un détail qui continue de vivre en lui bien après cette nuit-là, à chaque sonnerie entendue depuis.

Une réponse au Blason de Brassens, uniquement composée de couplets comme l'original, où le corps devient un territoire à explorer plutôt qu'à nommer crûment. J'ai cherché les mots qui manquent à notre langue pour dire l'intimité sans la réduire ni la vulgariser.

Une mère qui continue de porter son fils, même après qu'il lui a été enlevé par la violence. Le mythe du titan condamné à porter le ciel m'a servi de miroir pour dire ce poids-là, celui qu'on ne pose jamais. Certaines absences pèsent plus lourd qu'un monde entier.

Deux corps allongés sous une pluie tropicale, qui ne se touchent d'abord que par les mains. Pendant des heures, rien d'autre qu'un dialogue de doigts entrelacés, sans un mot, sans un regard. Le désir peut se dire entièrement dans un geste aussi simple que ça.

Cette pierre bleue que les dieux de l'Olympe portaient comme symbole de vérité, traversée de veines blanches qui témoignent du temps sans jamais chercher à les effacer. J'ai voulu qu'elle résiste à ce monde qui polit tout, qu'elle reste fidèle à elle-même quand tout autour se transforme.

Trois tirs mystiques pour effacer un être tout entier, le cœur, l'âme, puis l'ombre elle-même. Mais l'ombre résiste et devient un piège éternel, une prisonnière qui hante les miroirs et les rêves de celui qui a cru pouvoir tout détruire.

Né d'un jeu de mots entre amis, un roi qui perd sa voix pendant qu'un trio de putois moqueurs se paye sa tête dans les bois. Aucune prétention ici, juste des rimes qui s'enchaînent pour le plaisir du son, et un ami à qui je fais porter le chapeau de cette idée.

La Réunion, 1995, une nuit où j'aurais dû mourir seul dans ma voiture. Un homme au chapeau et son chien ont alerté les secours, puis ont disparu, introuvables ensuite malgré mes recherches. Trente ans après, je n'ai toujours pas de réponse à qui il était, seulement cette gratitude qui n'a jamais pu se poser nulle part.

Face à une profanation de cimetière, j'ai eu besoin d'inventer un mot, parce que le français ne suffisait plus à porter cette colère-là. Mortmoricide devient un cri contre l'indicible, une façon de nommer l'innommable pour mieux le combattre.

Un vieux carnet retrouvé, rempli des mots d'autres, et cette sensation étrange de reconnaître son propre sang dans des pages écrites avant soi. J'ai voulu montrer comment une histoire familiale continue de couler en nous, jusqu'à la dernière page blanche qui n'attend plus que notre main.

Un petit voilier d'enfant devenu le symbole de toute une vie, du premier chavirage à sept ans jusqu'aux tempêtes plus tard, bien après avoir changé de bateau. J'ai voulu montrer que l'optimisme n'est pas de la naïveté, mais l'art d'apprendre à tenir debout face au vent, encore et encore.

Une seule larme, et tout ce qu'elle peut contenir sans qu'on sache si elle vient du bonheur ou de la peine. J'ai voulu montrer cette confusion là, celle où même la personne qui pleure ne sait plus pourquoi.

Mon oncle, trisomique, mort il y a plus de quarante ans, entouré d'amour dans une époque peu tendre avec la différence. Il m'aura fallu vingt ans avant qu'un déclic ne débloque l'écriture. Celui qu'on croyait pas normal n'a jamais connu le chagrin, contrairement à ceux qui se croyaient malins.

Une réponse frontale à la haine qui revient sans masque, adressée directement à celui qui caricature, insulte et profane. J'ai voulu qu'à côté des murs qui honorent la mémoire, il y en ait un qui rappelle le pire, pour que rien ne soit jamais oublié.

Un insecte né sans bouche ni faim, dont l'existence entière tient en sept jours, tendue vers un seul but avant que le temps ne l'emporte. J'ai voulu montrer cette urgence d'aimer quand la vie ne laisse aucune place à autre chose, une existence brève réduite à l'essentiel.

Une logorrhée volontaire, un flot de mots sans queue ni tête sur la pluie, les fourmis ou la couleur des nuages. Derrière l'absurde se cache une revendication bien réelle : libérer la parole de toute obligation de sens, juste pour le plaisir du verbe.

Dialogue à deux voix, entre un homme qui arrache la racine de terre et la mandragore elle-même qui lui répond. Elle n'est pas qu'un simple ingrédient de grimoire, c'est un être qui parle et qui questionne, jusqu'à devenir le miroir de ses propres peurs. J'ai voulu cette tension entre fascination et malaise.