Les paroles des chansons par résumé
Vous cherchez des mots qui résonnent ?
chansons n’attendent plus que votre voix et votre sensibilité.
À l’attention des artistes et interprètes
Sociétaire de la Sacem, je vous ouvre les portes de mon univers. Cette collection réunit l’ensemble de mes textes de chansons, disponibles pour être découverts et, qui sait, peut-être un jour interprétés par votre voix.
Vous recherchez la sensibilité, l’émotion pure qui touche au cœur, l’humour qui fait sourire, le coup de gueule qui libère, l’épopée qui raconte une histoire plus grande que nature. Des mots ciselés, prêts à prendre vie à travers votre interprétation.
Ces textes sont le fruit d’un travail protégé, mais je reste ouvert à toute collaboration artistique sincère. Ensemble, nous pourrions même envisager des adaptations sur mesure pour qu’ils épousent parfaitement votre style.
Toutes mes chansons en quelques lignes
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Le portrait moqueur d'un habitué des plateaux télé, capable de parler de climat le matin et de santé le soir avec la même assurance. Pas vraiment compétent, juste l'art de trancher sans jamais douter devant une caméra. Un texte né en regardant défiler ces experts qui savent tout sur tout, d'un plateau à l'autre.

Un trio d'artistes, et l'un d'eux qui disparaît. Les deux qui restent découvrent qu'il n'est pas tout à fait parti, qu'il continue d'exister dans leurs gestes. Le trio se reforme à trois, avec seulement deux sur scène.

Une pendaison ratée, sans dire qui, sans dire pourquoi, juste le moment où tout était calculé et où rien ne s'est passé comme prévu. J'ai voulu parler d'entropie à travers cette image, cette loi qui dit que rien ne revient jamais exactement à sa place.

Le paradoxe du métier de parolier : écrire pendant des mois pour qu'une chanson parte vivre sans vous, portée par une voix qui ne sait même pas que vous existez. Pas une plainte, plutôt la fierté tranquille de celui qui sait que son travail a trouvé son chemin, quelque part, loin de lui.

Une relecture du mythe d'Orphée où ce n'est plus lui qui charme l'enfer, mais la musique elle-même qui se sert de lui. J'ai inversé l'ordre habituel de l'histoire : Orphée n'est qu'un instrument, la vraie force qui plie le Diable, c'est la note.

Ecrite pour les 125 ans de la Fondation des orphelins de la préfecture de Paris, quand le préfet Lépine décida de protéger les familles des gardiens tombés sous les coups des Apaches parisiens. J'ai voulu montrer cette main qui se transmet, celle qui relève un enfant hier et qui devient, plus tard, la main qu'il tend à son tour.

Commandée pour la Fondation des orphelins de la préfecture de Paris, elle raconte l'évolution d'un enfant qui grandit avec le souvenir de celui qui manquera toujours. J'ai voulu éviter les pleurs faciles, garder une émotion maximale, jusqu'à ce moment où l'enfant devenu adulte enfile à son tour l'uniforme.

Une commande d'une mère confrontée au harcèlement scolaire de ses enfants, et surtout au silence de ceux qui auraient dû les protéger. J'ai voulu une chanson sobre, presque retenue, pour laisser toute la place à cette colère qu'on ravale quand personne ne veut entendre.

Chaque oiseau a sa façon d'exister, certains empruntent, d'autres s'imposent, d'autres se taisent presque toute leur vie. J'ai voulu m'en servir comme miroir : ce qu'on dit de soi trahit parfois plus que ce qu'on choisit de taire.

Le moment précis où Maximilien Kolbe s'avance pour prendre la place d'un père de famille condamné à mourir de faim à Auschwitz. Ecrite du point de vue de Kolbe lui-même, la chanson ne montre pas l'horreur du camp mais un seul geste, celui d'un homme qui donne sa vie pour qu'un autre vive.

Ce moment où trop réfléchir empêche de chanter juste, où la tête étouffe ce que le corps sait déjà faire. Pas une leçon de technique vocale, mais l'histoire d'un lâcher-prise : arrêter de vouloir bien faire pour simplement faire vivant.

Une femme et sa panthère, nées l'une de l'autre, pelage noir et regard de feu. Deux corps qui ne font plus qu'un, indissociables. L'idée m'est venue d'un contraste tout simple, le noir et l'or, et elle ne m'a plus quitté.

Un violon qui ne joue pas sous les étoiles, mais qui les fait naître. J'ai voulu renverser l'idée habituelle : ce n'est pas le ciel qui inspire la musique, c'est l'archet qui invente sa propre constellation. Une métaphore de ce que c'est, créer, seul, dans le silence d'avant la nuit.

Une chanson entièrement construite en onomatopées, hommage au scat jazz et à Scatman John. J'ai voulu que le son remplace les mots, que seuls le rythme et l'émotion brute portent la chanson, sans aucun sens à décoder.

Une apparition en pleine mer, un navire qu'on ne devrait plus voir voguer, avec à son bord un équipage resté figé hors du temps. J'ai voulu écrire une légende de marin, pas un conte lu dans un livre. Certaines visions ne quittent jamais ceux qui les ont vues.

Un secouriste au Bataclan, dans le silence après l'horreur, quand les téléphones des victimes se mettent à sonner un par un. Ce n'est pas un hommage héroïque, c'est le poids d'un détail qui continue de vivre en lui bien après cette nuit-là, à chaque sonnerie entendue depuis.

Une réponse au Blason de Brassens, uniquement composée de couplets comme l'original, où le corps devient un territoire à explorer plutôt qu'à nommer crûment. J'ai cherché les mots qui manquent à notre langue pour dire l'intimité sans la réduire ni la vulgariser.

Une mère qui continue de porter son fils, même après qu'il lui a été enlevé par la violence. Le mythe du titan condamné à porter le ciel m'a servi de miroir pour dire ce poids-là, celui qu'on ne pose jamais. Certaines absences pèsent plus lourd qu'un monde entier.

Deux corps allongés sous une pluie tropicale, qui ne se touchent d'abord que par les mains. Pendant des heures, rien d'autre qu'un dialogue de doigts entrelacés, sans un mot, sans un regard. Le désir peut se dire entièrement dans un geste aussi simple que ça.

Cette pierre bleue que les dieux de l'Olympe portaient comme symbole de vérité, traversée de veines blanches qui témoignent du temps sans jamais chercher à les effacer. J'ai voulu qu'elle résiste à ce monde qui polit tout, qu'elle reste fidèle à elle-même quand tout autour se transforme.